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 La nécromancie et son histoire

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Kalhyssa
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MessageSujet: La nécromancie et son histoire   Mar 3 Nov - 8:46

La Nécromancie est un art très ancien qui a très peu changé avant le moyen âge. Surtout pratiqué par des hommes et des personnages religieux, plus souvent condamné, la nécromancie s'apparente beaucoup plus à la haute magie qu'à la sorcellerie. Très souvent, elle peut servir à envoûter des gens instruits, utilisées à des fins politiques. Elle avait de quoi inquiéter les autorités. Les anciens Grecs, croyaient à la présence d'ombres ou esprit des morts, ce qui peux nous laisser croire que la Nécromancie est surement à l'origine d'ancien rites funéraires. Alors, pourquoi ne pas les invoquer et leur posé des questions ? Cet usage étais admis et en usage dès l'époque Homérique, puisque Homère, dans l'Odyssée, représente Ulysse évoquant l'ombre Tirésias. Il existe d'autres exemples dans la littérature ancienne comme l'épisode d'Ortossa évoquant le roi Darios dans Les Perses d'Ochille et celui de Gilgamesh, le Babylonien, faisant revenir son fidèle ami Enkidu. Elle était aussi admise dans la Rome Impériale où on pratiquait l'évocation des mânes.

Par contre, elle a été interdite très tôt chez les hébreux, d'abord par Moïse qui la condamna formellement dans la Loi et ensuite par Salomon qui chassa tous les Nécromants et autres pratiquants des arts magiques du pays. Peu après Jésus-Christ, Tertullien (160-240) réprouve les magiciens qui font paraître des fantômes et déshonorent les âmes des défunts par leurs jongleries charlatanesques, ils opèrent, comme par amusement, toutes sortes de prodiges ". Vers la fin du moyen âge, la Nécromancie changea légèrement de sens. L'évocation des morts à des fins divinatoires, elle fut ensuite associée à la démonologie et la magie noire. On effet, les gens de cette époque appelaient souvent cette science "Négromancie" du latin "niger" qui veut dire noir. Ce terme finit donc par relever de l'expression magie noire pour finalement être assimilé à magie démoniaque. C'est peut-être là l'explication des écoles de Nécromancie installées, loin des regards indiscrets, dans des cavernes situées à Salamanque, Séville et Tolède.

En 1856, le Saint Office condamna le spiritisme naissant : « quand on évoque l'âme des morts, en recevant leurs réponses, en découvrant des choses inconnues ou lointaines. » Le premier juin 1917 le Saint Office ne permet pas « de prendre part, soit par médium, soit sans médium, en usant ou non de l'hypnotisme, à des entretiens ou à des manifestations spirites, présentant même une apparence honnête ou pieuse, soit qu'on interroge les âmes ou les esprits, soit qu'on écoute les réponses faites, soit qu'on se contente d'observer alors même qu'on protesterait tacitement ou expressément que l'on ne veut avoir aucune relation avec les esprits mauvais. »

Au moyen âge, les Nécromanciens furent frappés des interdits de l'Église. Cependant, leurs pratiques conservèrent crédit au près des masses. D'ailleurs, la plupart des preuves suggèrent que les Nécromants étaient des membres du bas clergé ordonné dans les ordres inférieurs (exorciste par exemple) ou frères et moines. Ces ecclésiastiques avaient les connaissances latines requises pour réciter les incantations contenues dans les grimoires et savaient comment pratiquer les rites de l'exorcisme. De cette façon, les autorités ecclésiastiques qui jugeaient les supposés sorciers étaient sensibilisés aux réalités et aux dangers de la magie démoniaque, suite au fait que les Nécromanciens se trouvaient parmi eux. Le cas de Jubertus de Regensburg qui, en 1437, confessa avoir servi, pendant plus de dix ans à Munich, un prêtre puissant qui pratiquait la Nécromancie et possédait un livre sur ce sujet, illustre bien ces faits.

Plusieurs des procès pour nécromancie qui eurent lieu au début du XIVe siècle, avaient des implications politiques. Par exemple, en 1316 Jean XXII accéda à la papauté et devint obsédé par le danger que les Nécromanciens représentaient pour la chrétienté en général, et pour lui en particulier. En 1317, l'évêque Hugues Géraud de Cahors finit sur le bûcher pour avoir comploté conte le pape Jean XXII et avoir voulu le tuer en utilisant des images de cire. En 1320, l'un des cardinaux de Jean XXII ordonna aux inquisiteurs pontificaux de rechercher les auteurs de telles pratiques et, six ans plus tard, le pontife émit la bulle Super illius specula dans laquelle il déplorait le développement d'une telle magie et ordonnait les destructions des manuels de magie. Un nouvel accès d'inquiétude publique se fit jour au sujet de la nécromancie, à la fin du XIVe siècle et au début du XV. Ainsi, plus d'un Nécromancien fut accusé de responsabilité dans le début ou l'aggravation de la folie du roi de France Charles VX.



Autour de 1400, la Nécromancie devint in centre d'intérêt et d'inquiétude parmi les théologiens, plus encore qu'au début du XIVe siècle. En 1440, Gille de Rais fut jugé pour nécromancie, après une carrière distinguée dans l'armée au service du roi de France. L'argent lui brûlant les doigts, Gilles de Rais, à bout de ressources, s'était tourné vers l'alchimie dans l'espoir de regagner sa fortune. Il avait engagé des nécromanciens pour conjurer les démons et l'aider à trouver un trésor.

Cette discipline avait si bien passé dans les murs qu'en 1520, une comédie fut écrite sur ce sujet. Le Nécromancien [Il negromante] pièce en cinq actes écrite en vers par l'Aristote et présentée en 1530 à Ferrare. Le personnage principal, Maître Fachelino, est un charlatan dont la fourberie finit par être démasquée. Dans cette comédie d'intrigue apparaît déjà l'étude du caractère de la satire. Un peu plus tard, en 1585, le pape Sixte-Huint, dans sa constitution Coeli et terrea Creator, condamne ceux qui cherchent à entrer en relation avec les morts par la Nécromancie. Vers la même époque, le célèbre Edward Kelly était un nécromant qui aurait exercé une telle influence sur le docteur John Dee que ce savant quitta l'Angleterre avec lui, en quête d'aventures occultes ou alchimiques. Kelly mourut en 1597 en essayant de s'évader de prison. Le docteur Dee rentra dans son pays natal et écrivit ses mémoires qui furent publiées en 1659 sous le tire : Véritable et fidèle relation de ce qui se passa pendant des années entre le docteur Dee et quelques esprits. Rien qu'il ne parle pas d'expériences nécromantiques dans cette ½ oeuvre, on sait que lui et Kelly, avaient évoqué les morts dans un cimetière isolé. Trois vieilles gravures montrent les deux hommes serrés l'un conte l'autre dans le cercle magique. Kelly tient la baguette magique et lit le livre noir tandis que le John Dee brandit une torche à la lueur inquiétante.

Les Nécromanciens se vantaient de pouvoir, par des formules d'évocation, par des paroles magiques, forcer les morts à revenir sur la terre, à s'y montrer, à répondre aux questions qu'ils leur posaient. – La Nécromancie paraît avoir été pratiquée chez les Hébreux, car Moïse la défend expressément. Chez les Grecs, la Nécromancie est également fort ancienne. Dans l'Odyssée, Homère représente Ulysse invoquant l'ombre de Tirésias. La Nécromancie était exercée dans les temples par les prêtres ou d'autres personnages religieux. En Thessalie, on employait des pratiques magiques. À Rome, la cérémonie de l'évocation des mânes, telle qu'elle est décrite dans la Pharsale de Lucain, est un mélange d'impiété, de démence et d'atrocité. Plus tard, les mystiques néo-platoniciens l'admirent comme un moyen de connaître l'avenir. Enfin, au Moyen âge, les Nécromanciens jouèrent un grand rôle. Frappées des condamnations de l'Église, leurs pratiques conservèrent cependant crédit dans les masses. Aujourd'hui encore, la croyance en la possibilité d'évoquer les âmes des morts et de converser avec elles se retrouve chez les spirites .

Une information est resté secrète depuis toute ces années.

Au début du XII Siècles, les Nécromanciens étaient extrêment nombreux, si nombreux qu'ils durent créer des groupes Nécromantiques. Ces groupes étaient divisés parmis leur spécialisation, donc dans les quatre branches nécromantiques. Chacun ayant leur propre but, mais restant toujours en contact et lié par leur affinité à la Nécromancie. Mais leurs activités furent découvertes et comme la « Sorcellerie » était renié, ils furent chassé puis exterminé. Les seuls groupes Nécromantiques restant se regroupèrent et commencèrent à étudier une nouvelle forme de Nécromancie, la Nécromancie Guerrière. Ils ont inventé les Anti-Êtres qui endommage l'enveloppe Éthérique d'une enveloppe charnière. Pour entraîner et évoluer leur nouveau style, ils créèrent des combats d'Anti-Êtres dans des arènes pour en déterminé l'espèce la plus puissante. C'est depuis ce jours que les Nécromanciens sont déterminés comme étant des "Guerriers".

Aujourd'hui on retrouve cet art sous l'appellation de spiritisme lorsqu'il s'agit simplement d'évoquer les morts a des fins divinatoires alors que tout ce qui touche a l'évocation des démons est classé spécifiquement à la démonologie ou la magie noire. Nous ne retrouvons donc aucun ouvrage traitant spécifiquement de nécromancie tel que pratiquée au moyen age. La nécromancie de nos jours que sait-on ? Pas grand chose, si ce n'est qu'il existe plusieurs voie plus ou moins personnelle. Elle semble être la même à la base que pendant l'antiquité mais mis au goût de jour car cette pratique à beaucoup évoluer au fil des siècles.

Source : dictionnaire de Quillet


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